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Organiser la sortie du nucléaire en 20 ans

Eva Joly propose une sortie progressive du nucléaire. Elle argue que cette technologie risquée peut être compensée par des énergies alternatives. Le processus de transformation doit faire naître un savoir-faire et une industrie française compensant la disparition de l’industrie nucléaire.

Est-ce réaliste? Peut-on mettre à risque d’indépendance énergétique de la France? Peut-on continuer à vivre dans un environnement où le risque d’un Fukushima ou d’un Tchernobyl ne peut être écarté?

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7 commentaires sur “Organiser la sortie du nucléaire en 20 ans

  1. Il paraît qu’on puisse faire fonctionner des moteurs avec de l’eau. Des batteries pourraient permettre un stockage de la sur-production d’électricité des éoliens et centrales solaires. N’oublions pas la force des vagues, des marrées et des fleuves. La planche à billets pour pouvoir fermer toutes les centrales nucléaires dans l’Europe, dès que possible en se dépêchant grave, et au plus tard dans 5 ans en commençant par les plus anciennes/grosses, en arrêtant maintenant la construction de Flamanville et l’utilisation du MOX. Les centrales nucléaires polluent même en fonctionnement normal. Il paraît que cette pollution modifie le climat de la terre et la couche d’ozone. La source ? Articles et liens sur Enenews.
    Loto ! A qui le tour ? Il ne faut pas jouer avec le feu toxique et éternel ! Même Einstein le disait ! Mieux vaut prévenir que guérir l’incurable !
    « Peace on earth » et un grand merci aux professionnels du nucléaire pour le travail accompli !

  2. Moi, je suis pour l’implication des citoyens, mais il faut qu’ils soient informés complètement. Eviter Charybde certes, mais ont-ils vraiment toutes les info sur Scylla ?

    Concrètement pour sortir du nucléaire, il faut définir précisément par quoi on va le remplacer, il y a beaucoup de chose à en dire, mais en pratique, c’est surtout par les énergie fossiles, et parmi les énergie fossiles largement par le charbon, qui est déjà plus du tiers de l’électricité mondiale.
    Les résultats de l’Allemagne en 10 ans de développement intensif des énergie renouvelables sont très décevants. Ca coute cher, ce qui commence à décourager des Allemands qui eux aussi sont confronté à la crise, la fameuse performance de l’économie allemande, c’est surtout grâce au serrage de ceinture sur les salaires.

    Surtout sur 2011 la part du PV et des éoliennes en Allemagne est à peine plus de 10%, on dit 20% mais c’est en ajoutant l’hydraulique qui était déjà présent du départ, et pourtant on commence déjà à avoir des pics de production d’éolienne qu’on ne sait pas absorber. Du coup, on recherche des moyens d’utiliser les surplus, mais ce sont là encore d’énormes investissements supplémentaires.

    leblogdejeudi invoque Pierre-Gilles de Genes, si nous le laissions parler ? http://www.curiosphere.tv/video-documentaire/0-toutes-les-videos/104494-reportage-pierre-gilles-de-gennes-lenergie-nucleaire
    Je cite « le nucléaire pour le moment c’est notre seule réponse », suivi de considérations sur le problème de l’intermittence des EnR. Aïe, mauvaise pioche !

    L’activité totale des déchets vie “longue” du nucléaire n’est pas de beaucoup supérieure à celles de l’uranium extrait au départ dans la mine. Ceux qui sont très actifs disparaissent beaucoup plus vite. Et quand on utilise plutôt le charbon, on ne génère plus de plutonium, mais on continue à disperser de l’uranium radioactif, présent à l’intérieur des roches, plusieurs tonnes par an pour une usine d’1 GW.
    Mais surtout on disperse des centaines des tonnes de toute sortes de produits toxiques, arsenic, métaux lourds, dont parfois la dose mortelle n’est qu’un petit multiples de celle pour le plutonium. Et on sait plus quoi faire de ces dizaines de milliers de tonnes de déchets accumulés, qui ont déjà contaminé les nappes phréatiques aux US. Les terrils on a parfois l’impression que ça fait parti du paysage, mais à long terme, c’est juste très toxique, très dangereux pour l’environnement. Et je ne parle même pas encore de l’impact des suies sur la pollution atmosphérique, qu’aucun système de filtre ne peut éliminer totalement.

    Quand à Négawatt, pas la place de détailler, mais beaucoup de points sont beaucoup plus douteux que ses partisans ne le pensent.

    Ma conclusion : Arréter le nucléaire, je n’ai en fait rien contre. Mais aux conditions suivantes :
    – on vérifie qu’on arrive à développer les renouvelables suffisamment haut *avant* d’arrêter les centrales. Et qu’on trouve une vrai solution pour l’intermittence à proportion de la part qu’on leur donne dans la production
    – on vérifie qu’on arrive vraiment à mettre en place les économies de Négawatt *avant* d’arrêter les centrales
    – on s’interdit de tricher en substituant les énergies fossiles à du nucléaire, ce qui est une fuite en avant, encore plus de pollution avec le charbon, une production de plus en plus polluante (sable bitumeux, gaz de schistes, plateformes en Arctique, après l’Antarctique) pour les autres
    Aujourd’hui le plan en Allemagne pour 2022 contient, discrètement, une bonne part de choix du trois, plus de moyens fossiles mis en place. Et énormément d’importation, sans poser la question de si nous on y arrive pas comment feront les autres depuis lesquels on va importer.

  3. Je pose une question: pourquoi en 20 ans ? 5 ans me semble bien et le Japon s’en passe presque depuis plus d’un an. Le monde à changé au Japon le 11 mars. Il ne faut pas (l’) oublier.

  4. l’uranium usé (donc 4 ans de production d’électricité) nécessite 6 ans de mise en piscine pour refroidir. piscine spéciale avec 25 degrés en continu; eau filtrée, plusieurs mètres d’eau. c’est pas une piscine municipale !
    le mieux, c’est le mox ! 100 ans de piscine pour refroidir……..et on ose parler de la dette à nos enfants. la vraie dette sera écologique avec des dégâts irréparables, des espèces disparues, et nos piscines de déchets à surveiller. dans un monde post-pétrole, post-uranium, où l’énergie rare aurait dû être mise dans l’essentiel . eh non ! faudra auusi la mettre pour traiter nos déchets………y’a pas comme un problème là ?

  5. Les énergies renouvelables ne sont qu’une des 3 parties de la solution, les deux premières étant sobriété et efficacité (voir le scénario negawatt). Attention de ne pas tronquer les arguments…

  6. Désolé Thierry mais l’EPR est une aberration ( voir mon blog : http://leblogdejeudi.wordpress.com/).
    Que fait on des déchets et en particulier de la concentration inadmissible de 108 équivalents de coeurs nucléaires entreposés à la Hague sous des hangars en tôles et refroidis en permanence ( au risque de créer des réactions comme dans les piscines de Fukushima, la 4 en particulier). Que fait on des déchets vie « longue », des déchets vie « courte » de 300 ans: un beau cadeau aux générations futures…Rien n’est réglé: nous « sommes tous dans l’avion mais la piste d’atterrissage n’est pas construite ».
    Le meilleur moyen de ne pas être confronté au démantèlement de l »EPR de Flamanville (avec son MOX dont un exemple est donné par l’explosion du réacteur 3 de Fukushima avec le plutonium retrouvé autour) c’est de ne jamais le démarrer.
    Pour le démantèlement regardez ce qui se passe pour le démantèlement de de Brennilis et de superphenix.
    La filière 4 ne se justifie que par l’utilisation du plutonium produit à la Hague, elle nous a coûté superphenix et ce n’est pas fini. On vient de construire une gendarmerie neuve pour surveiller le site en déconstruction.( sic).
    ITER qui n’est qu’un réacteur expérimental en projet va engloutir nos crédits de recherche pour longtemps alors que l’argent serait mieux employé dans la recherche sur les autres énergies. Ce n’est pas pour rien si nos plus grands savants ( dont P Gilles de Genes) nous ont dissuadés de persévérer dans la fuite en avant du nucléaire qui est alimentée par les nucléocrates et les lobbies de tout acabit.
    Le nucléaire est fondé sur le secret et aussi le mensonge et ça c’est grave: le lobby nucléaire n’a t ils pas participé à une campagne de désinformation pour occulter la réalité de Fukushima ( Info Le Guardian), chaque accident est toujours minoré ( exemple récent avec Penly). Le citoyen ne peut donc pas faire confiance à ses élites pour la préservation de sa vie et des siens.
    Enfin persévérer dans le nucléaire c’est prendre le risque ( quasi avéré) de disséminer les matières servant à l’armement et mettre en péril la vie sur terre.
    Voir à ce sujet le récent livre de S Hessel et de Jacquard : « Exigez! »
    Cordialement

  7. En sortant du nucléaire, on tue la seule énergie qui s’occupe de ses déchets, et qui en produit 1 million de moins en volume que n’importe quelle autre énergie.

    Au contraire, il faut développer le nucléaire, passer à l’EPR puis à la 4ième génération, en attendant la fusion.

    Posez donc la question « voulez-vous développer un nucléaire encore plus sûr et encore moins polluant en 20 ans? ».
    On verra bien les résultats.

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